4 avril 2025

Burkina Faso : Jeune Afrique, le porte-voix de Paris, quand le néocolonialisme s’habille en ‘journalisme.

Une fois de plus, Jeune Afrique, sous la plume de Marwane Ben Yahmed directeur de publication, se distingue par son mépris à l’égard des dirigeants africains déterminés à affranchir leur continent du joug néocolonial. Dans un article récent, le média recycle les vieilles méthodes de l’impérialisme français : diaboliser les leaders souverainistes, minimiser leurs efforts et intoxiquer l’opinion. La cible cette fois ? Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, symbole de la résistance africaine face au terrorisme et à l’ingérence occidentale.

Les accusations de Jeune Afrique contre le président Traoré sont aussi prévisibles que mensongères. Au lieu de saluer le courage d’un homme qui se bat quotidiennement contre des terroristes armés et financés par des réseaux étrangers, le média préfère le présenter comme un « putschiste » incapable. Cette narration rappelle étrangement les discours utilisés pour déstabiliser Thomas Sankara, Patrice Lumumba ou tout autre leader refusant la soumission à Paris.

La France, à travers ses relais médiatiques comme Jeune Afrique, ne supporte pas l’émergence de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, unis dans leur rejet de la Françafrique, représentent une menace existentielle pour le système néocolonial. Dès lors, il faut les discréditer, semer le doute sur leurs dirigeants et préparer l’opinion à une éventuelle intervention « humanitaire » ou « démocratique ».

Affirmer que le capitaine Traoré « n’a pas gagné une once de terrain contre le terrorisme » est une insulte aux milliers de Burkinabè tombés sous les balles des groupes armés, souvent issus des chaos libyen, orchestrés par l’OTAN et ses alliés. Loin des bureaux climatisés de Paris, les Forces Armées Burkinabè (FAB), enregistrent des avancées significatives. Mais pour Jeune Afrique, seuls les succès des pantins pro-occidentaux méritent d’être rapportés.

Jeune Afrique n’est pas un média africain, mais un instrument de propagande au service de l’Élysée. Plutôt que de relayer ses intox, les Africains doivent exiger des informations objectives et soutenir leurs dirigeants engagés dans la véritable libération du continent. Le président Traoré, comme ses pairs de l’AES, incarne l’espoir d’une Afrique debout. Et cela, les nostalgiques de la colonisation ne le lui pardonneront jamais.

Amen K.

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